lundi 31 mars 2008

Vivre


Les yeux pleins de larmes,
Le coeur plein de vide,
Les mains pleines d'envie
Et ma bouche qui pleurent mes mots

Je ne veux plus de ces larmes,
Je ne veux plus de ce spleen,
Adieu Baudelaire,
Je sais que j'aurais du mal,
Ce ciel bas et lourd me pèse trop,

Je veux du soleil, de la vie
Mais ils tardent a venir,
je vais arrêter de courir,
je ne rattraperais pas la faucheuse

Je fais demi tour pour sécher ces larmes
sans me retourner, sans me retourner ...

dimanche 30 mars 2008

Humidité


Le cœur serré par la vérité
Les yeux rougis par l'incompréhension,
Les joues humides par la tromperie
J'essuie mes yeux, mais ils restent rouge
J'essuie mes joues, mais elles restent humides
et mon cœur serré, reste sans espoir

samedi 29 mars 2008

Spleen


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide;
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambour, ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles Baudelaire

vendredi 28 mars 2008

Introspection nocturne


Les yeux ouverts dans le noir
je cherche des réponses au plafond
je m'interroge
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Je me torture l'esprit pour essayer de comprendre
J'imagine le futur et je vois le pire
j'entends des ombres me parler :
"mais casse toi... barre toi..."
la vie passe et repasse
en impression dans le fond de mon cerveau
je reprend et ressasse
à l'intérieur de mon crane
les questions qui resteront sans réponse
Mais Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Voila la vie nocturne d'un écorché

Demain c'est promis, j'achète de l'anti-cerne ...

jeudi 27 mars 2008

Banderilles



Je respire, je respire l'air vicié du mensonge,
mes poumons sont remplis d'infamie,
l'asphyxie guette l'instant précis
pour m'enfoncer une banderille dans mes bronches
je crie mon désespoir, mais je n'ai plus de force,
Je cherche l'oxygène, dans les moindre recoins de ma vie
mais rare sont les moments de répits
Je regarde s'épandre autour de moi,
la lente agonie de l'amour

Déjeuner du matin


Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis on chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.
Prévert

mardi 25 mars 2008

Mensonge


Sortir un soir, se retrouver, se donner la main,
Parler d'amour, se toucher, se regarder,
Rire ensemble, s'embrasser, se caresser,
Se rapprocher, s'enlacer, faire l'amour ...

Malheureusement je n'y suis pas

Partir


Partir, faire sa valise, lâcher prise
Vivre libre et pleurer
Loin de ceux qu'on aime

Impossible ...

J'aime encore,
J'aime encore ce fruit qui me ronge

lundi 24 mars 2008

La neige



La neige tombe dehors, j'ai froid

Je marche seul dehors sous les flocons,

Je me réchauffe au souvenir des enfants,

Mes pas s'effacent derrière moi,

Je n'existe pas, je n'existe plus.

La vie s'écoule


La vie s'écoule, l'incertitude me gagne, mon esprit se perd, je panique,


La vie s'écoule, les maux restent, un poing dans le ventre, j'ai mal,


Ma vie s'écroule, l'angoisse est là, un nœud dans le ventre, j'ai peur.

Mal


J'avance, j'avance, vers le néant, un vide fait de peines et de tracas, j'imagine l'espoir à chaque coin de rue, mais c'est le noir que je vois à chaque carrefour, pas une lueur, pas un rayon ne transperce cette épais brouillard, qui s'épaissit à chaque pas.

Elle est longue cette route, l'envie de stopper cette marche stupide est grande, mais je m'accroche a une lueur, un rayon qui ne vient pas.

dimanche 23 mars 2008

Paques



Enfermé dans sa coquille, boxant contre le mur de sa prison, le poussin désespère, il est devant son mur, démuni, il n'arrive pas a percé la paroi de son introversion, il tente et retente, mais il reste enfermé dans dans son mutisme qui l'étouffe.

Envie,

Envie de mourir, la pluie tombe, et mes larmes coulent encore le long de mon âme,
mon âme malade, malheureuse et meurtrie.



Envie de partir, la pluie a cessée, et mes larmes sont encore présente dans mon coeur,
mon coeur pressé, perturbé et possédé.



Envie d'en finir, la pluie a séchée, et mes larmes malheureusement coulent toujours dans ma vie,
ma vie s'écoule vers la dépression, la tempête et les averses.

Pas d'anticyclone en vue ....